Pr Rachid BOUKHLIQ, Nourredine BOUCHRITI & Hakim KARIB - Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Rabat.
Après plusieurs années de tergiversations, la maladie de la vache folle surgit de nouveau sur la scène internationale. Cette fois-ci, il ne s'agit plus de cas sporadiques mais d'une épizootie majeure qui risque de décimer le cheptel bovin britannique et mettre à genoux l'industrie de viandes rouges. La mobilisation, sans précédent, de la communauté européenne pour contenir ce fléau témoigne de sa gravité sur les plans humain, social, économique et médiatique. Le présent article traite le cas particulier de la Grande Bretagne à travers une compilation d'informations disponibles sur des sites spécialisés sur les autoroutes de l'information (gopher de l'Université de Maryland sur le réseau internet).
L'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), mieux connue sous le terme de "maladie de la vache folle" est une maladie infectieuse incurable qui attaque, de manière latente, le cerveau et le systéme nerveux des bovins. Les encéphalopathies spongiformes ne sont pas une nouveauté et ne se confinent uniquement pas a l'espece bovine. La tremblante (Scrapie), soeur-jumelle de l'ESB chez les ovins, est connue en Angleterre depuis 200 ans. Aussi, une version humaine, Kuru, sévissait autrefois à l'état épidémique chez une tribu en Nouvelle Guinée. A la fin de 1994, des malades anglais ont succombé à une autre version humaine, la maladie de Creutzfeldt-Jakob (CJ).
L'ESB sévit à l'état épidémique chez les vaches "britanniques" depuis 10 ans. La confirmation des premiers cas remonte à 1986 mais on croit que le premier cas a eu lieu à Hampshire en 1985. Au début des années 1995, elle a été identifiée chez 150 000 vaches dans plus de la moitié des élevages britanniques.
L'origine de l'ESB n'est pas connue avec exactitude et les hypothèses simplistes quant à son origine ovine ont été discréditées. L'ESB est une maladie causée par un agent pathogène mystérieux. L'agent causal n'est une bactérie, ni un virus et personne ne connaît sa nature. Il a défié les régles de base de la biologie.
La période d'incubation des encéphalopathies spongiformes est longue par rapport à l'espérance de vie d'un humain ou d'un animal. Par exemple, chez l'homme, la maladie de Kuru peut se manifester après trente ans d'incubation. Certes, la maladie s'installe insidieusement dans le cerveau et le système nerveux mais une fois établie, elle évolue irrémédiablement vers la démence et la mort. A l'heure actuelle, Il n'existe pas de traitement à cette maladie. L'examen microscopique post-mortem montre que le cerveau est plein de trous et a la forme d'une éponge d'où le nom d'encéphalite spongiforme.
Les premiers signes apparaissent chez la vache quand elle se trouve en situation de stress. Ainsi, la traite peut induire la peur, la panique et des troubles d'équilibre. L'animal tend à s'isoler du reste du troupeau et maintient la tête en position anormale. Malgré un bon appétit, la production laitiére peut chuter et il y a une perte significative de poids. Des comportements étranges peuvent apparaître tels que le grincement des dents et quelquefois, le beuglement est bizarre. La vache réagit au toucher et devient très "sautilleuse". Elle peut éventuellement s'agiter violemment, tituber et à la fin, devenir complètement incapable de se tenir debout.
La chute de la production laitière et la peur que la vache ne va pas se remettre d'une chute incitent l'éleveur à faire appel au vétérinaire.
Si l'animal ne récupère pas, il est abattu et la tête est envoyée pour examen parce qu'on croit que c'est uniquement cette partie de l'animal qui est infectée. Ce n'est pas le cas parce que la viande contient également du tissu nerveux. De plus, il est possible que la maladie soit transmise de la vache au veau.
Le reste de la carcasse est incinérée mais 30% des animaux infectés finissent dans les champs (enterrés) où ils peuvent être exhumés et saccagés par les tracteurs, les bulldozers, les chiens et les rongeurs. Comme l'agent causal de l'ESB est extrêmement résistant, il peut conserver l'intégralité de son pouvoir pathogène dans le sol pendant plusieurs années.
Pour les animaux de boucherie, la même procédure est appliquée. La tête et autres parties telles la moelle, la rate et le thymus sont généralement éliminés. La décision d'autoriser la consommation de viandes issues de bovins infectés est un rique majeur du fait que la viande contient des tissus nerveux susceptibles d'être infectés. Aussi, l'utilisation des os pour la fabrication de la gélatine est un moyen d'infection potentiel.
A la fin de 1994, la maladie fut identifiée chez 150 000 animaux correspondant à plus de la moitié des élevages britanniques de bovins. Certains scientifiques estiment que le seul moyen d'éradiquer l'ESB est la destruction de tous les élevages suspects. L'ESB a affecté toutes les races incluant, de manière significative, les races Jersey et Guernsey. Les vaches de race Friesian Holstein sont les plus affectées simplement parce qu'elles existent en grand nombre par rapport aux autres races. La plus jeune vache ayant montré les symptômes était âgée de 20 mois et la plus vieille avait 18 ans.
L'élevage bovin britannique est sous une pression constante pour la production de plus de lait et de produits laitiers aux coûts les plus bas car le public britannique le demande. Pour répondre à cette demande, les vaches sont nourries avec des aliments concentrés riches en protéines fabriquées à partir de carcasses d'animaux morts et traités aux usines d'équarrissage. Les vaches produisent du lait uniquement quand elles ont un veau. Après neuf mois de gestation, le veau est séparé de sa mère 1 ou 2 jours après sa naissance. Quelques mois plus tard, et en cours de lactation, la vache est artificiellement inséminée. La production de lait commence à chuter après 3 ou 4 vêlages. Les vaches sont abattues à un âge de 6-7 ans même si leur espérance de vie normale est de 20 ans ou plus. La plupart des parties de la vache sont utilisées pour fabriquer des burgers, des saucissons, despies, des concentrés de viande et des aliments pour chiens et chats. Jusqu'à 1989, le cerveau était également utilisé.
90% des cas de l'ESB touchent les vaches plutôt que les boeufs, simplement parce que les vaches vivent plus longtemps (sur l'exploitation laitière). Les animaux de boucherie sont généralement abattus à l'âge de trois ans et les veaux à six mois. Puisque l'ESB apparaît à l'âge de 4 à 5 ans, la plupart des animaux de boucherie sont abattus avant cet âge et ne sont donc pas assez vieux pour montrer les symptômes de la maladie même s'ils sont atteints.
Jusqu'à présent, toutes les évidences suggèrent que les humains ne sont pas réfractaires à cette infection. En Nouvelle Guinée, existe une tribu appelée Fore qui vivait encore à l'âge de pierre dans une zone inexplorée par les occidentaux jusqu'à la seconde moitié du 20ème siècle. Pour augmenter leur fertilité, les femmes de cette tribu s'adonnaient au cannibalisme. Cette pratique macabre a conduit à l'apparition de la maladie de Kuru qui correspond à la version humaine de la tremblante ovine. Kuru a entraîné la mort de 80% de la population féminine de certains villages, cependant le mode d'apparition de cette pathologie reste inconnu. Sa prévalence au sein de certaines familles et chez les femmes surtout laisse penser à une transmission héréditaire. Les scientifiques ont réfuté cette assertion et ont prouvé le caractère infectieux de la maladie qui est véhiculée par la consommation de viande, dans ce cas de la viande humaine.
Si l'ESB est transmissible à l'homme et est à l'origine de la maladie de CJ, le tableau clinique de cette maladie serait alors similaire à celui de la maladie de Kuru. Il s'agit encore d'une encéphalopathie spongiforme, maladie du cerveau toujours d'issue fatale.
Les humains atteints d'encéphalopathie spongiforme présentent des troubles psycho-moteurs tels le manque de coordination, la perte de mémoire et les difficultés d'expression orale. Quelquefois, des tics musculaires évidents sont observés. L'expression faciale devient rigide. Le malade commence à tituber et finit par tomber. Quelques semaines plus tard, le malade devient confus et nonchalant incapable de lire et de reconnaître les parents les plus proches. La phase ultime de la maladie se manifeste par un état d'inconscience et d'hébétude couplé à des crises convulsives et spasmodiques avec incontinence urinaire, cécité, surdité et aphonie (perte de la voix). A ce stade, les malades doivent être nourris artificiellement, mais ils sont rarement mis sous assistance respiratoire ou couverture antibiotique.
Durant l'examen nécropsique, il faut prendre des précautions extrêmes (port de lunettes, masques, gants, bottes, tabliers en plastic) parce que la maladie est hautement infectieuse. Tous les instruments utilisés sur des patients souffrant de la maladie de CJ doivent être soigneusement stérilisés. Par exemple, les aiguilles argentées utilisées dans l'EEG (électroencéphalogramme pour l'examen du cerveau) doivent être autoclavées pendant une longue période ou stérilisées 6 fois dans un stérilisateur. Ces mesures ne garantissent pas la destruction complète de l'agent infectieux. Si les instruments contaminés sont utilisés sur un autre patient, la transmission de la maladie est encore possible.
La peur du personnel médical est tellement grande qu'ils refusent, dans certaines conditions, de pratiquer des autopsies sur des patients suspects d'avoir succombé à la maladie de CJ. Certains hôpitaux refusent d'admettre des patients souffrant de cette maladie.
Il est établi que les consommateurs réguliers de viandes et de produits carnés d'origine bovine sont 13 fois plus susceptibles de contracter la maladie de CJ, que ceux qui s'en privent. L'éventualité d'un taux de mortalité assez élevé à cause de l'ESB et de la maladie de CJ, le siècle prochain, est alors une réalité. CJ et ESB sont une et une seule maladie.
D'aucuns diront que le gouvernement britannique a caché les faits et a sous estimé les résultats des investigations sur la maladie de la vache folle. Il a demandé à ses experts scientifiques de ne pas s'inquiéter de peur que l'industrie de la viande perde une partie significative de ses revenus. En Mai 1988, le gouvernement a désigné le comité Southwood pour évaluer les risques sanitaires pour l'homme et l'animal. Curieusement, les encéphalopathies spongiformes n'entraientt pas dans le cadre des compétences des experts de ce comité. Un mois après, la réunion de ce comité, le gouvernement a ordonné l'abattage et la destruction des carcasses de tous les bovins affectés. Malheureusement, cette décision est arrivée très tard. Entre la date d'apparition du premier cas d'encéphalopathie spongiforme vers la fin de 1986 et le milieu de 1988, au moins 600 bovins présentant les signes cliniques de la maladie ont été abattus et leur viande a été commercialisée. Par conséquent, l'ampleur réelle du problème demeure inconnue. La deuxième recommandation du comité Southwood a concerné la création d'un groupe de recherche sur cette entité pathologique. Ceci indique que le problème était énorme. La deuxième réunion eut lieu 5 mois plus tard ce qui témoigne du sérieux apporté par le gouvernement à ce problème.
Le rapport a admis que les encéphalopathies spongiformes constituent un danger pour les humains vue la période d'incubation qui peut s'étaler sur une décennie ou plus. Le comité Southwood a suggéré des modes de transmission de la maladie et a précisé que la voie orale n'est pas une voie de transmission majeure. En admettant que la maladie peut être transmise par voie orale chez les bovins, ce mode n'était pas nécessairement possible chez les humains.
Deux autres conclusions majeures du comité Southwood étaient: i) Le risque de transmission verticale (passage de la mère au veau) était inexistant; ii) les vaches seraient un hôte final de l'agent infectieux c'est à dire que la maladie ne peut pas franchir la barrière de l'espèce. Ceci introduit le concept biologique révolutionnaire de "l'infection non infectieuse". La vache n'est pas un hôte final. La transmission de l'encéphalopathie spongiforme à d'autres espèces a été reconnue au moment du rapport. Le rapport du comité a précisé: "... Si notre estimation de ces modes de transmission possibles (à l'homme) est incorrecte, les conséquences seraient extrêmement sérieuses". Ces estimations se sont montrées incorrectes. Les britanniques héritaient alors d'une crise terrible.
L'évidence que le gouvernement a négligé le risque que courrait le peuple britannique vient du rapport "Tyrell" du comité de recherche désigné suite au rapport du comité Southwood. Par exemple, il a été précisé que les cerveaux des bovins abattus doivent être inspectés pour détecter les porteurs sains et évaluer la gravité du problème. Cela n'a jamais été fait malgré les demandes répétées du Parlement Anglais. Cette procédure aurait été très chère pour l'industrie de viande. Si les consommateurs réalisent qu'ils mangent de la viande infectée, les profits seraient considérablement réduits.
Le rapport a aussi recommandé le suivi de tous les cas britanniques de Creutzfeldt-Jakob durant les vingt années qui suivent (mesure d'urgence) pour rassurer le public de l'absence d'un lien avec l'ESB. Ce suivi était limité au contrôle des certificats de mortalité. Telle était la préoccupation du Ministère de la Santé britannique. Bien entendu, une investigation réelle n'a pas été organisée de peur de révéler un problème majeur de santé publique. Le rapport a fini par la recommandation de faire plus de recherches et la constatation que les contrôles réalisés pendant cette période pour limiter la dissémination de la maladie étaient insuffisants. En somme, le rapport était une excellente analyse de la situation en 1989 et plusieurs recommandations ont été ignorées par le gouvernement. Ce rapport daté en Juin 1989 n'a été publié qu'en Janvier 1990. A ce moment, le gouvernement a avoué son ignorance quant à la transmission verticale de la maladie, la possibilité d'infection d'autres espèces et le lien entre la recrudescence des cas de tremblante ovine et ceux d'ESB. En avril 1990, le comité Tyrell est devenu permanent alors que l'encéphalopathie spongiforme allait disparaître selon le gouvernement britannique.
Dans la chaine de production de viande, tous les rebuts (sous-produits) de l'abattoir (parties animales non utilisées pour la consommation humaine) sont chauffés et traités pour la production de protéines et de matières grasses. Ces protéines sont incorporées dans les aliments de bétail. En plus du risque élevé des différents infections, il parait étrange qu'aucun n'a mis en cause le sens biologique d'un régime alimentaire carnivore pour un animal naturellement végétarien. Ce cannibalisme animal accidentel est peut-être à l'origine de la dissémination de l'ESB.
En Juin 1988, le gouvernement britannique imposa un embargo de 6 mois sur l'utilisation d'aliments à base de protéines animales chez les bovins et les ovins puisque ce mode d'infection était vraisemblablement le plus prévalent. En Décembre, l'embargo a été prolongé à 12 mois et a été appliqué au lait et aux produits laitiers provenant d'animaux suspects. L'interdiction de consommation d'aliments infectés n'a pas arrêté la dissémination de l'ESB. Le nombre de cas a augmenté de 500 par mois en Janvier 1989 à 900 en Décembre 1989.
l'agent mystérieux à l'origine de l'encéphalopathie spongiforme (une protéine infectieuse appelée prion) a été détecté dans plusieurs organes et tissus. Par exemple, les cellules de la rate, du thymus et des amygdales entrent dans la circulation sanguine et se disséminent dans plusieurs organes y compris le foie et les os. Les os des vieilles vaches sont une source majeure de gélatine utilisée dans plusieurs aliments. Le plus grand risque provient des structures osseuses subissant des procédures visant à concentrer et à purifier la gélatine, ainsi créant une source majeure de l'ESB. Le passage mère à veau a été confirmé en 1993-1994. Le sang peut contenir l'agent infectieux du moins chez les bovins. Le problème, bien sur, n'a pas été résolu. Le nombre de cas par mois a augmenté de 800 en Janvier 1990 à 1500 en Décembre 1990. La prédiction du comité Southwood était de 400 cas par mois au maximum.
Après 4 années d'assurances par le gouvernement britannique que l'ESB ne peut pas infecter d'autres espèces, les analyses effectuées en Février 1990 ont prouvé le contraire. L'ESB se transmet aux souris par voie orale et à la vache par injection. Les bovins ne sont donc plus des hôtes cul de sacs de l'infection. Auparavant, la maladie n'a jamais été rapportée chez les chats mais en Mai de la même année, un chat est mort par encéphalopathie spongiforme. Même après cela, le gouvernement est resté sur ses bases et a nié que l'encéphalopathie spongiforme peut franchir la barrière de l'espèce. En fait, c'est la nature même de la maladie. Entre temps, 52 autres chats sont morts en Juillet. Le gouvernement a finalement admis que les chats ont contracté la maladie par la consommation d'aliments d'origine carnée pour animaux de compagnie. La question n'était plus "l'ESB peut-elle affecter d'autres espèces?" mais "combien d'espèces peut-elle affecter?".
Un mois plus tard, en Janvier, les responsables de commerce ont révélé que les vaches infectées sont toujours envoyées au marché parce que les éleveurs continuaient à être payés. Un officiel ministériel a nié que l'ESB trouve encore son chemin vers l'aliment sans pour autant convaincre. En Avril 1990, Humberside County a interdit l'utilisation de la viande britannique dans les cantines de ses écoles. Le nombre de cas connus d'ESB a passé le cap de 10.000.
En Avril 1991, le ministère de l'agriculture britannique a prédis qu'un pic d'ESB aura lieu en 1991 et que la maladie disparaîtra en 1994. A la fin de l'année, 25 025 cas ont été confirmés. Ceci constitue la première indication que la maladie peut passer de la mère au veau, même si le gouvernement prêche tout à fait le contraire.
L'année suivante, l'ESB a été transmise de manière expérimentale à 7 espèces de mammifères incluant le porc et le singe. Dans 4 expériences, le passage s'est fait par voie orale. On a également rapporté qu'un puma et un guépard ont également succombé à la maladie. Les preuves d'une épidémie incontrôlable commençaient à se diversifer avec des implications sérieuses pour l'homme.
Plus de 17 000 cas d'ESB ont été confirmés chez les bovins nés après l'embargo sur l'aliment de bétail, avec 500 cas en provenance de mères ayant par la suite développé l'ESB. Ceci veut dire que l'ESB peut infecter les vaches par des voies autres que des aliments infectés. La possibilité d'une transmission verticale signifie que l'agent infectieux doit se trouver dans le sang et peut par conséquent se trouver virtuellement dans tous les produits d'un bovin.
En 1994, le gouvernement n'a pris aucune action pour le contrôle des mouvements de vaches infectées vers d'autres élevages. Le nombre de cas d'ESB confirmés a dépassé 137 000 en Août 1994, qui correspond à plus de 6 fois le nombre de cas prédis dans le pire des scénarios du comité Southwood. Cependant. En Avril 1994, il a été admis que les vaches transmettaient l'ESB à leurs veaux.
On peut conclure deux choses. Premièrement, même après 10 ans, les connaissances acquises en matière d'ESB sont à l'état embryonnaire voire même nulles. Le coût de compensation pour remplacer les millions de vaches infectées se chiffre à des milliards de livres. Cette mauvaise publicité peut entraver les exportations de produits alimentaires anglais, le tourisme et une partie importante de l'industrie. Deuxièmement, il existe un risque réel d'infection de masse de la population humaine.
A la veille du 21ème siècle, la responsabilité de contenir ce fléau se trouve sur nos épaules. La réponse simple et sûre est l'arrêt de la consommation d'animaux. En l'absence d'information précise, convaincante de la bouche des experts, le choix est celui du consommateur.