المملكة المغربية

Ministère
de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes.
وزارة
الفلاحة والتنمية القروية والصيد البحري
Direction
provinciale de l’agriculture de Khouribga
Stratégie
de développement
agricole
Janvier 2007.
MONOGRAPHIE DE
Introduction
La province de
Khouribga est située au centre du Maroc, appartenant à une zone bioclimatique
semi –aride. Elle couvre une superficie totale de
Les principaux
systèmes de productions sont dominés par le système agro-sylvo pastoral lié à la
céréaliculture. C’est une zone à vocation d’élevage des petits ruminants par
excellence.
La population rurale totale est de
l’ordre de 186159 (recensement 2004) résidant au niveau de 307 douars et formant
en tout 27.000 exploitations agricoles (RGA 1996) dont 74% n’exerçant que
l’activité agricole contre 26% pratiquant d’autres activités à côté de
l’agriculture (commerce, artisanat etc..) 78% des exploitants sont sans niveau
d’instruction; la main d’œuvre de ces exploitations est à 95%
familiale.
Le nombre des
communes rurales est de 26 réparties au niveau de trois cercles, à savoir
Khouribga, Oued-zem et
Béjâad.
La zone est caractérisée par un exode
rural continu et une immigration des jeunes vers l’étranger. La composition
ethnique de la population est constituée par des tribus arabes des
Béni-Zemmour-Smâala, Béni-Khirane, Ouled Abdoune.
Le tableau suivant dresse
l’évolution de la population de
|
Années |
1960 |
1971 |
1982 |
1994 |
2004 (est) | |||||
|
Habitants |
% |
habitants |
% |
Habitants |
% |
habitants |
% |
Habitants |
% | |
|
Urbaine |
88.305 |
37 |
143.170 |
44 |
241.457 |
55 |
294.571 |
61 |
322.000 |
66 |
|
Rurale |
148.472 |
63 |
183.134 |
56 |
195.545 |
45 |
186.155 |
39 |
169.000 |
34 |
|
TOTAL |
236.77 |
100 |
326.304 |
100 |
437.002 |
100 |
480.726 |
100 |
491.000 |
100 |
Au cours de cette période, la population a été marquée par ce qui
suit :
·
Taux d’accroissement moyen : 2.34%
·
Densité moyenne : 128,7
ha/Km2
·
Population jeune : près des 2/3 ont moins de 25
ans
·
Forte urbanisation : Population urbaine passée
de 37% de la population
Totale en 1960 à 61% en
1994.
En l’an 2000, la population rurale ne représente plus
que 34% du total, accusant ainsi une diminution de pré de 50% en l’espace de 4O
ans, résultat d’une urbanisation accentuée amorcée de la population rurale
depuis le début des années 90. Ceci est dû à la fois aux conditions de
production et d’exploitation des terres agricoles jugées précaires et à la récurrence de la
sécheresse.
·
La population active représente 47%
de la population totale. Sa réparation par secteur d’activité montre que
l’administration et les services occupent 42% de la population active,
l’Agriculture et l’industrie se partagent le reste avec respectivement 28% et
30%.
II . Milieu
physique
A - Le climat
La moyenne
pluviométrique calculée sur les 20 dernières années est de 350mm, avec une irrégularité
inter et intra annuelle. Cette valeur associée à la température maximale (40°c)
et minimale (-3°c) classe la province de Khouribga dans la zone semi aride à
agriculture pluviale.
L’analyse de la
pluviométrie sur les 20 dernières années a montré que le mois de janvier est le
plus arrosé, un glissement des précipitations vers l’automne a réduit le cycle de croissance de 180
jours dans les années soixante à
90-100 jours entre les années 1995-2005. Le gradient des précipitations
progresse du Sud Ouest vers l’Est de la province (voir les graphiques
ci-dessous), les zones situées à l’extrême Sud Ouest reçoivent moins de
précipitations (300mm), alors que les zones proches des bordures montagneuses du
côté est sont les plus arrosées (
Les graphiques
par ordre dans la page suivante :
- Evolution
pluviométrique à la station de Khouribga
- Les cycles de
croissance durant les années soixante et quatre vingt dix
- L’évolution
du gradient pluviométrique





B - Le relief
-
Au Nord, la
partie méridionale du plateau central est caractérisée par un paysage de
montagne à aspect varié (
-
A l’Ouest, le
massif de Khatouat s’élève à
-
Au Sud Est, le
relief est plus monotone, offre un paysage répétitif de collines à
-
Au centre,
entre le plateau des phosphates et le plateau central du nord, une vallée de 6 à
C - Ressources en
eau
Les ressources
en eau de la province sont assez limitées, en effet ; les eaux de surface
sont de plus en plus rares et de faibles débits, ils dépendent fortement des
conditions climatiques. Tous les oueds existants sont intermitents. Quant aux
ressources en eau souterraines,
elles sont très faibles vu la nature hydrogéologique du milieu. L’inclinaison
vers le sud des formations géologiques entraîne le drainage des eaux infiltrées
vers la plaine de Tadla.
D - Le
sol
En général, les
sols les plus dominants dans la province sont peu profonds et en grande partie
caillouteux, à l’exception des vallées, des dépressions où ils sont profonds
et moins pierreux, résultant d’une
érosion alluviale et colluviale.
Au sud, il est
caractérisé par l’existence d’une dalle
calcaire qui affleure d’une
façon sinusoïdale le sol et donne naissance à des terrains à caractère marginale
appelés localement « makret »
de statut juridique collectif réservé pour le
pâturage.
Au Nord, les
sols sont squelettiques et
schisteux peu évolués dans leur formation. Quant au centre, ce sont les sols les plus favorables, les
principales classes rencontrées sont comme suit :
Calci-magnésique, Iso
humique, brunifiés sesquioxyde de fer.
E -Données agraires
* Superficie totale : 425.000
has
* S.A.U.
: 214.000 has
* Parcours
: 54.000 has
* Inculte
: 71.100
has
* Forêt
: 83.900
has
Les parcours et la forêt représentent (38%) de la superficie totale. Cet espace est
une source importante dans l’alimentation du cheptel et contribue à hauteur de
13% dans le bilan fourrager ; mais la surexploitation de ce patrimoine a
induit une forte dégradation des essences forestières et transforme la forêt en
matorral tout en favorisant le développement d’une strate herbacée non
désirée.
F –
Cheptel
–
Les
Bovins
:
45.000 têtes
–
Les
Ovins
:
552.000 têtes
–
Les caprins
:
91.000 têtes
–
Les
équidés :
49.000 têtes
On note une stabilité relative au niveau des
effectifs qui s’est maintenue après une forte réduction du cheptel durant la
période 1980-1983, avec un enregistrement d’une mortalité élevée liée à l’effet
sécheresse.
A noter enfin que toutes les exploitations agricoles
pratiquent l’élevage. La majorité du cheptel est élevé dans des petites
exploitations ayant une superficie de moins de 10 Has. Cette catégorie des
exploitations détient 62 % des
ovins, 53 % des bovins et 70 % des caprins.
Les systèmes d’élevages les plus rencontrés sont les
systèmes agro sylvo pastoraux et agropastoraux qui coiffent respectivement la
province sur la partie Nord et Sud. Les éleveurs naisseurs engraisseurs, sont
les types d’éleveurs qui composent ces systèmes. Alors que le centre de la
province, le système céréalier qui intègre l’élevage est le plus dominat. Le
type d’éleveurs, sont principalement des engraisseurs.
III - Zones Agro climatiques
homogènes
L’analyse des données
monographiques, des résultats collectées à partir des rapports et des documents
produits par
·
Zone Agro-sylvopastorale
(Z1)
·
Zone de céréaliculture
(Z2)
·
Zone Agropastorale (Z3)

1) Zone Agro
sylvo pastorale (Z1):
C’est la
zone qui coiffe le nord de la province et touche 13 communes rurales d’une
superficie totale de
La productivité végétale et animale reste très
faible, suite à l’utilisation irrationnelle des intrants et à la conduite
extensive des cultures et du cheptel, cette situation est le résultat d’une
sécheresse répétitive, au surpâturage, le non respect de l’environnement,
l’inadéquation entre l’encadrement et les besoins de la population rurale, ainsi
que la structure de la taille des exploitations.
En effet, la productivité chez les petits ruminants
ne dépasse pas les
2) Zone de céréaliculture (Z2)
Cette zone occupe une superficie totale de
Cette zone chevauche sur deux cercles (Khouribga et Oued-zem) couvrant
en totalité ou en partie 9 communes rurales.
Les agriculteurs sont des éleveurs engraisseurs,
profitent des produits des élevages naisseurs de la zone du Nord et du Sud.
Cette zone connaît une immigration très marquée, souci des jeunes. C’est un phénomène
socio-économique qui a favorisé plus de départ de la population active et a
engendré par conséquence, l’indisponibilité de la main d’œuvre, le problème de
succession de la gestion des exploitations et l’exode rural vers le centre
urbain de Khouribga.
3) Zone Agropastorale (Z3)
La superficie totale de cette zone est de
Cette zone couvre le Sud de la province, située sur un relief
adouci entrecoupé par des vallées plus ou moins larges selon l’importance des
cours d’eau des Oueds qui la sillonnent.
Ces vallées, où sont concentrées les PMH. La superficie de
ces PMH est emblavée à hauteur de 80% par l’oléiculture et les cultures
maraîchères. Ces cultures sont irriguées soit par pompage, soit par gravité des
eaux des résurgences (cas de Ain Kaîcher, Bougsayba…).
La productivité végétale reste aussi limitée suite
aux effets de la sécheresse, l’utilisation des facteurs de production, voir même
aussi la productivité animale sauf dans les Communes rurales d’Ouled Gouaouch,
Béni zrantel, Chougran et Rouached ; zone berceau de la race jaune de
Béjâad où la productivité du cheptel ovin est améliorée suite aux efforts
déployés par l’ANOC depuis
1986.
Dans la partie Sud-Ouest, l’office chérifien des
phosphates détient une grande
partie et exploite des parts importantes des Communes rurales de Bir Mezoui –
Boulanoir Ouled Abdoune, Fokra et M’fassis. On peut qualifier cette partie par
une sous/zone en perturbation, due à l’incompatibilité entre l’exploitation des phosphates et
l’investissement en agriculture.
Stratégie de développement
agricole préconisée dans la province de Khouribga
Les caractéristiques d’aridité du milieu physique,
l’importance de l’espace pastoral (parcours collectifs et forestiers, inculte)
et la dominance des cultures céréalières intégrées à l’élevage font que la
filière viandes rouges et la filière céréalière sont les plus dominantes et
méritent la priorité dans nos programmes de développement.
Le climat et la qualité des sols imposent des
choix à faire en matière de
production, soit le fourrage lorsque les conditions du milieu sont défavorables,
soit le grain lorsque les conditions du milieu sont favorables. Le graphique
ci-après illustre cela :

Compte tenu de la vocation élevage qui prédomine dans
la zone de Khouribga, les programmes de développement retenus par
D’autres filières moins importantes méritent aussi
une attention particulière et commencent à prendre de l’ampleur ; il s’agit
de la filière lait dans les périmètres de PMH et la filière oléicole.
Les produits de terroirs dont recèle la province,
notamment les figues de Aïn Kaicher et les PAM (Muscari attoupi) sont à
développer également.
La stratégie qui sera suivi pour faciliter la mise en
œuvre des programmes de développement s’appuie sur l’approche filière moyennant
un système de vulgarisation axé sur les démonstrations, les voyages et les
visites commentées, ainsi que l’organisation des producteurs pour chaque
filière.
La formation et la mise à niveau des différents
opérateurs des filières à l’échelle de la direction provinciale
d’agriculture et des centres de travaux, des équipes/ filière seront constituées
en parallèle. Ces équipes auront pour mission d’élaborer des diagnostics, d’assurer la formation et le suivi des
personnes ressources via des indicateurs spécifiques par composante. Ces
dernières seront représentées ; d’une part par les exploitations pilotes,
qui contribueront dans l’adoption du transfert de technologie et qui serviront
comme des antennes d’appui à la démonstration pour le reste des agriculteurs de
la province ; d’autre part, par les différentes formes d’organisation, soit
professionnelles ou à caractère de
développement. Ces organisations auront pour mission de jouer le rôle
d’interface entre la population et l’administration et c’est à travers des
personnes élites que l’administration peut investir sur le renforcement des
capacités locales pour instaurer à terme une durabilité du processus de développement en
partenariat avec les institutions de conseil, d’encadrement et de formation.
De même, les fils d’agriculteurs ayant subit des
formations techniques ou d’apprentissages, doivent être associés aux
manifestations agricoles (journées de sensibilisation, voyages, essais…) dans l’objectif
d’assurer la succession du pilotage des exploitations.
En d’autres termes, un réseau d’exploitations pilotes et des organisations
professionnelles ou rurales serait identifié et encadré de proximité; à travers
duquel va être transféré l’ensemble du paquet technologique à la population
selon les cartes de vocation et la nature des filières.
FILIERE
CEREALIERE
I-SYSTEMES DE PRODUCTION
Le système de production végétale
dans
Il parait que le système actuel de cultures intégrées
à l’élevage culture/élevage ne couvre que partiellement les besoins du cheptel
et rend la dépendance de plus en plus importante vis-à-vis du marché des
aliments de bétail. Or, il faut
agir pour renforcer cette intégration, d’abord par une amélioration des parcours
et de la jachère par l’introduction de nouvelles variétés et espèces adaptées
(orge à double fin, mélanges fourragers, céréales/légumineuses, arbustes
fourragers, cactus inerme). Ainsi, on peut s’attendre à une amélioration
quantitative et qualitative des ressources fourragères, des stocks pour faire
face aux sécheresses et par là de la rentabilité de l’élevage. D’autres actions
d’information et de formation sont à entreprendre en parallèle ;
notamment l’utilisation des nouvelles ressources fourragères, des sous
produits et des techniques de leur amélioration, le traitement de la paille, la
technique des blocs alimentaires.
Le programme d’action proposé au terme de ce travail
pour remédier aux contraintes prioritaires, inclut aussi un suivi et une
évaluation technique et socio-économique des situations et des résultats ce qui
est utile pour la progression de l’innovation technique et de la compréhension
de ces systèmes de production.
La filière céréalière occupe une place importante
dans les systèmes de culture des exploitations agricoles au niveau de la zone
d'action de
Les rendements actuels restent en deçà du potentiel
de la zone (15 qx/ha) et ce en liaison avec la conduite extensive de
cette culture, la forte piérosité des sols, les grandes attaques des moineaux et
des rats et la chute des prix en année de bonne production, ajouté à ceci la
mise en culture sur des terres impropres à la céréaliculture en particulier les
terrains en pente qu’il y a lieu d’utiliser comme pâturage moyennant un
ensemencement fourrager ou plantation d’arbustes
fourragers.
II-DIAGNOSTIC DE LA SITUATION
ACTUELLE
Les travaux du sol sont généralement confiés à des
prestataires peu qualifiés. Ces derniers, sous l'influence de fortes demandes
groupées dans le temps, réalisent les travaux du sol de manière rapide et dans
de mauvaises conditions. Le recouvrement des semences est en général réalisé au
cover-crop, (60%). Le chisel et la charrue à disque sont peu utilisés (15%).
L’araire est utilisé dans les terrains accidentés ce qui entraîne une
répartition hétérogène des graines dans le sol aussi bien horizontalement qu’en
profondeur.
D'autres part, les travaux du sol se font
généralement après la chute des premières pluies. En effet, les travaux précoces
du sol (avant le mois de Septembre) ne représentent que 2% de la superficie
travaillée.
L’utilisation moyenne des semences sélectionnées des
céréales s’élève à 13000 Qx par an, soit seulement 5 % de la quantité totale des
semences utilisées. Le semis à la volée est le plus répandu dans la zone. Les
doses varient selon la qualité des semences, l’espèce céréalière et le type du
sol ; elles sont de l’ordre de 140 à 200 kg/ha pour l’orge et 120 à 150
kg/ha pour les blés. La période de semis s’étale entre le début du mois de
novembre et la fin du mois de décembre. Dans la plupart des cas, les
agriculteurs ne procèdent au semis qu’après des précipitations jugées
suffisantes (sup. à
D’une façon générale, les apports d’engrais restent
très limités et non raisonnés. La superficie céréalière fertilisée est très
réduite et n’atteint que 5% de la superficie totale réservée. Les formules
d’engrais utilisés se limitent au 14-28-14 et au 19-38-0 à raison de 1 ql/ha
comme engrais de fond, l’urée 46%
et l’ammonitrate 33,5% à raison de 0,5 ql/ha comme engrais de couverture au
moment du stade tallage des céréales.
A l’instar des engrais, l’utilisation des pesticides
est rare et non raisonnée. En effet, le traitement des céréales se limite au
traitement par le 2-4-D à une dose de
La superficie céréalière récoltée mécaniquement est
d’environ 70 % de la superficie emblavée. Le reste est récolté manuellement et
concerne les terrains accidentés de la partie nord de
Les niveaux de rendements moyens observés en année
normale des différentes espèces céréalières pratiquées dans la zone sont
consignés dans le tableau ci-après :
|
Céréales |
Rendement moyen actuel (qx/ha) |
Objectif (qx/ha) |
|
Blé
dur Blé
tendre Orge |
8,5 10 12 |
10 16 19 |
D’une
manière générale, les niveaux de rendement aussi bien en bour qu’en irrigué sont
en deçà des potentialités agricoles de la zone. Cette situation s’explique par
la faible maîtrise des techniques culturales notamment en matière de préparation
du lit de semence, d’utilisation des facteurs de production à ceci s’ajoute les
conditions climatiques défavorables.
Les niveaux
actuels de la production agricole en général se situent bien en deçà des
potentialités dégagées des études techniques et confirmées par les niveaux,
relativement élevés, de productivité enregistrée chez certains agriculteurs et
éleveurs pilotes. Ce qui traduit la nécessité de l’intensification des actions
de transfert de technologie et à la recherche d’un assolement
optimisé.
La production du blé tendre est commercialisée
essentiellement soit au niveau des souks de la région, soit en partie livrée à
III-STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE
CEREALIERE
La stratégie de développement de la filière
céréalière s’articule autour des principaux axes
suivants :
L’adaptation de la sole céréalière aux écosystèmes de
la zone marquée par le caractère semi-aride. Ainsi, l’accent sera mis
sur :
i)- le développement d’orge en intégration avec les
systèmes d’élevage ;
ii)- le transfert de paquets technologiques à même
d’intensifier la production d’orge, et des blés au niveau des sites bour
favorable notamment en matière d’utilisation de semences sélectionnées, de
fertilisation raisonnée et de protection phytosanitaire;
iii)- la formation des agriculteurs et leur
organisation au sein de la filière céréalière.
Les actions spécifiques envisagées
viseront :
·
L’amélioration des itinéraires techniques, en tenant
compte des acquis de la recherche agronomique dans la zone et des résultats
obtenus chez les agriculteurs pilotes (personnes ressources). Dans ce sens, le
Programme renforcera les aspects d’encadrement et de sensibilisation des
agriculteurs en matière d’utilisation d’intrants et de maîtrise des techniques
culturales. Ainsi, des parcelles de démonstrations seront mises en place chez
des agriculteurs pour démontrer que des modifications d’itinéraires techniques à
leur portée permettraient des augmentations de rendement et de revenus
substantiels. Ces essais serviront, à travers des visites organisées, de support
d’information des agriculteurs de la zone.
·
La
mise en place d’un programme de multiplication locale des semences de certaines
variétés d’orge à double fin, reconnues performantes et adaptées à la région, à
savoir : Oussama, Amira, 071, 905 et TAMALLELT (à l’instar du programme de
biodiversité in situ ). Cette opération ciblera les agriculteurs promoteurs
ayant un niveau de technicité élevé et organisés en groupement par commune
rurale. A cet effet, des actions de multiplication de semences permettraient la
production de semences sélectionnées d’orge, ce qui couvrirait les besoins en
semences sélectionnés d’orge de la zone
·
La
réalisation des analyses du sol pour raisonner la fertilisation des cultures et
rationaliser l’utilisation des engrais dans la zone.
·
L’organisation des circuits de commercialisation par
l’amélioration des techniques de stockage à la ferme et la sensibilisation des
agriculteurs à s’organiser autour de la filière céréalière en vue de débattre
leur intérêt économique.
A noter aussi que la zone concernée par le programme
traverse le territoire de
Pour atteindre l'objectif spécifique au développement
de la filière céréalière, le programme d'action s'articule autour des principaux
axes suivants :
·
l'adoption par les agriculteurs d'itinéraires
techniques appropriés ;
·
l'amélioration de l'environnement économique de la
filière céréalière ;
L'assolement pratiqué actuellement est à prédominance
céréalière avec une rotation à 70% en monoculture céréales sur céréales. Pour
rationaliser l'assolement céréalier, il est nécessaire de mener une action de
production au niveau d'autres spéculations telles que les fourrages et les
légumineuses alimentaires (fève, pois), couplées à la jachère travaillée
(engrais vert et effet de la multiplication de la microfaune). L'assolement
optimal serait comme suit :
|
|
Situation actuelle |
Objectif |
|
Assolement/Rotation |
Prédominance Céréales/Céréales à
70% |
65% céréales, 35%
Fourrages, Légumineuses ou
jachère |
La préparation du sol est réalisée en général par la
combinaison d'outils à disques et à dents. Il ressort des statistiques durant
les cinq dernières années que le mode de labour est le suivant
:
Les objectifs fixés dans le cadre de ce projet
viseront à:
·
Encourager les travaux précoces du sol dès le mois
d’Avril - Mai pour la jachère et Août - Septembre pour les chaumes en vue
d’atteindre 10% de la superficie travaillée.
·
Améliorer les labours moyens, dont chisel, de 48 % à
54 %.
·
Promouvoir les coopératives et les entreprises de
travaux du sol ; l'installation et l'intervention de jeunes promoteurs sont à encourager
dans ce domaine.
|
Travail du
sol |
Situation actuelle |
Objectif |
|
Travaux du sol précoces Labour moyen Cover crop Traction animale |
2 % 42 % 48 % 10 % |
10 % 44 % 54 % 2
% |
Les semis des céréales sont généralement réalisés
tardivement (84% de la superficie est semée au delà du mois de Novembre comme le
montre le tableau suivant :
Echelonnement des semis en % de la superficie
emblavée
|
Campagne agricole |
Novembre |
Décembre |
Janvier |
Février |
|
94/95 95/96 96/97 97/98 98/99 |
14 6 10 49 1 |
66 92 63 49 80 |
11 2 17 2 19 |
9 - 4 - - |
|
Moyenne |
16 |
71 |
10 |
3 |
Cette situation est aussi valable pour le cas des
travaux du sol est la conséquence d’une attitude commune à la majorité des agriculteurs et qui est caractérisée
par un attentisme induit par l’incertitude et la prudence développées
vis-à-vis des conditions climatiques. La réalisation des semis et des travaux du
sol est généralement déclenchée par l’avènement des premières pluies avec une
certaine importance ; 35 à
L'objectif visé par le programme est d'encourager les
semis précoces de façon à atteindre la situation suivante
:
|
Situation actuelle |
Objectif |
|
16 % avant fin Novembre tributaire des pluies |
40% avant fin Novembre, même en conditions de
pluviométrie moins favorable |
L'utilisation des semences certifiées des variétés à
haut potentiel est faible. Elle est en moyenne de 8% (le taux de couverture
recommandé est de 30 %). Ceci est dû essentiellement à :
·
L'insuffisance des moyens financiers des
agriculteurs.
·
La
méconnaissance des performances de certaines variétés par les
agriculteurs.
·
Insuffisance de profils variétaux offert par
Le programme des céréales nécessite l'utilisation des
semences certifiées ou pour le moindre traitées. Ainsi, l'objectif fixé en
termes de taux de couverture en semences certifiées et semences traitées se
présente comme suit :
|
|
Situation actuelle |
Objectif |
|
Quantité |
13.000 Qx |
35.000 qx |
|
Taux de couverture |
8 % |
20 % |
Le parc provincial du matériel
agricole ne compte qu’un nombre limité de semoirs (53 unités). L’utilisation de
cet outil n’est pas très répandue et il y a lieu de déployer des efforts pour
développer son utilisation via i)- Le rééquipement des CT en matériel agricole
est une des voies possibles pour la diffusion de l’utilisation de cet outil ii)-
La prime à l’investissement offre également une possibilité pour l’équipement
des exploitations en semoirs.
Des sessions de formation sur
l’utilisation du matériel (réglage) pour améliorer son efficience, seront les
actions d’accompagnement à préconiser.
d. Fertilisation minérale
L'utilisation des engrais reste faible
(5% de la superficie annuellement consacrée aux céréales) et les formules
utilisées ne sont pas toujours adaptées aux besoins des cultures pratiquées
(14-28-14 utilisé par 80 % des agriculteurs).
La DPA de Khouribga a entamé depuis six années un
programme d'analyse du sol dans la zone d’action de la DPA qui a permis le
prélèvement et l'interprétation de prés de 2.500 échantillons. Les résultats à
diffuser sont comme suit :
L’objectif à atteindre en terme de fertilisation
azotée est comme suit :
|
|
Situation
actuelle |
Objectif |
|
Superficie |
|
|
|
Taux de
couverture Nombre d'échantillons du sol |
30 % |
60 % |
|
Taux de couverture
par de nouvelles formules adaptées : DAP 18-46-0 et
MAP
11-55-0 |
20 |
50 % |
|
Fertilisation
azotée |
30 |
70 % |
Actuellement, les superficies désherbées chimiquement
contre les dicotylédones ne dépassent pas les 3 % de la superficie semée alors
que le désherbage chimique contre les monocotylédones est absent. Ceci est dû
essentiellement à l’effet répétitif des années de sécheresse, et que la
stratégie adoptée par les agriculteurs dans ce contexte d’incertitude ;
serait d’opter pour le non traitement des champs pour pouvoir réserver la
biomasse végétale si jamais la campagne céréalière s’annonce non prometteuse.
Car, on est dans une zone où le système d’élevage prédomine et la principale
source de revenus pour les éleveurs et de ce fait la biomasse végétale est la
plus recherchée.
Les objectifs fixés en matière de lutte contre les
mauvaises herbes sont comme suit :
|
|
Situation actuelle |
Objectif |
|
Monocotylédones |
0 % |
5 % |
|
Dicotylédones |
3 % |
20% |
f. Récolte et stockage
Des pertes importantes sont enregistrées lors de la
récolte à cause du mauvais réglage des moissonneuses batteuses. Ainsi, il est
prévu dans le cadre du programme d'œuvrer pour la diminution des pertes à la
récolte par des contrôles des moissonneuses batteuses par des techniciens
désignés à cet effet et par l’organisation de journées de formation au profit
des machinistes en matière de réglage de ces engins.
Pour réaliser les objectifs fixés en matière
d'amélioration des itinéraires techniques pratiqués par les agriculteurs,
·
La
promotion de l’investissement (modernisation)
·
La
mise en œuvre de campagnes intenses de
sensibilisation
·
La
formation des techniciens, agriculteurs et fils
d'agriculteurs.
·
L’élaboration d'un programme de visite et
d’encadrement de proximité.
·
La
réalisation de plates formes de démonstration, organisation de concours
culturaux et voyages d’études.
·
La conception et la diffusion de
dépliants et des affiches techniques..
·
La nécessité de renforcer les CT en
moyens matériels, à même de leur permettre de s’acquitter de leur
mission.
C'est un encadrement ciblé et rapproché des
agriculteurs tout le long du cycle des cultures. Cet encadrement portera sur
l'application de l'itinéraire technique consigné dans une fiche technique
élaborée à cet effet.
L'effectif total des agriculteurs qui seront encadrés
est de 6.800 et 100 promoteurs et OPA.
Le programme des essais prévus concerne l'utilisation
de variétés à haut potentiel, la lutte contre les mauvaises herbes et la
fertilisation au niveau de plates-formes bien localisées. Les concours culturaux
concerneront essentiellement les meilleurs rendements.
Les actions prévues sont consignées dans le tableau
suivant :
|
Nature de l'action |
Volume de l'action |
Thèmes |
|
Parcelles de
démonstration |
15 essais/ an |
- Utilisation de variétés performantes
d’orge - Lutte contre les mauvaises
herbes -
Fertilisation. |
L'adoption des itinéraires techniques proposés et
conditionnée par la création d'un environnement économique favorable notamment
dans les domaines suivants :
·
L'approvisionnement en facteurs de
production.
·
Le
développement de la mécanisation.
·
L'écoulement de la
production.
·
L'organisation de la
profession.
·
Le
financement.
Le réseau de distribution des semences est composé de
huit (8) points de vente. Deux ou
trois points de vente supplémentaires peuvent être créés.
Les sociétés distributrices seront, comme à
l’accoutumée, invitées à approvisionner la zone d'action de
Les besoins en semences certifiées à haut potentiel
par espèce pour les trois campagnes prochaines sera comme suit
:
|
Variétés |
|
|
Blé dur |
5.000 qx |
|
Blé tendre |
10.000 qx |
|
Orge |
20.000 qx |
|
Total |
35.000
qx |
Le réseau de distribution des engrais au niveau de la
zone d'action de la DPA de Khouribga est constitué des points de vente FERTIMA
et les revendeurs privés.
Les actions à entreprendre seront axées sur ce qui
suit :
·
la
prorogation du programme d'analyse du sol ;
·
la
diffusion de formules moyennes plus appropriées au niveau
local;
·
œuvrer pour la création de deux ou trois points de
vente supplémentaires ;
·
l’encouragement des organisations professionnelles
(CMA et autres coopératives) à intervenir dans
l’approvisionnement ;
·
L’organisation de l’approvisionnement
groupé.
Ce programme sera réalisé en collaboration avec
l'INRA de Settat et FERTIMA.
Identification des principales
contraintes
Les principales contraintes à la mécanisation
agricole au niveau de la zone d’action de la DPA de Khouribga
sont :
·
Le
parc des tracteurs au niveau de la zone d'action de
·
La
mécanisation des labours n’est pas suffisante pour la réalisation d’un travail
de sol adéquat, encore faut-il utiliser un matériel approprié permettant une
bonne préparation des lits de semences et la conservation de l’eau emmagasinée
dans les sols. Pour cela, il est recommandé d’effectuer un labour à l’aide de
·
En
raison des difficultés financières des agriculteurs, suite aux années de
sécheresse, les subventions et primes ne les ont pas assez incité pour un achat
accru de matériel de labour et de semis mécanique.
·
Enfin, On peut considérer que le problème de la mécanisation
ne se pose pas véritablement en termes de disponibilité du matériel de labour,
mais plutôt en terme de qualité des travaux effectués et des prix de location du
matériel.
Propositions de mesures
concrètes
·
Les mesures suggérées pour pallier aux contraintes
soulevées peuvent être résumées comme suit :
·
Renforcer les campagnes d'information des
agriculteurs sur la prime à l'investissement (tracteurs) et les subventions en
vigueur (tracteurs et matériel d’accompagnement) ;
·
Pour le renforcement du parc des tracteurs et
l'amélioration de la qualité des travaux, il faut soutenir l'utilisation en
commun du matériel agricole et mener des études techniques pour l'implantation
d'entreprises de jeunes promoteurs de travaux agricoles avec l'apport de l'aide
nécessaire à toute initiative en la matière ;
·
Amélioration de technologies adaptées aux
spécificités de la région, notamment le chisel et la technologie du semis
direct. En effet, l’adoption du système du semis direct permet à long terme une
conservation du sol, de l’eau et une réduction des charges tout en aboutissant à
des rendements importants et stables. Les rendements des essais conduits en
semis direct, dans le cadre de la convention n°13/INRA/CT relative à la
promotion et la diffusion des technologies de l’Aridoculture, durant la campagne
agricole 2001/2002, ont dépassés ceux des parcelles conduites en
conventionnel.
·
Organisation de sessions de formation au profit des
techniciens et conducteurs d’engins agricoles ayant trait aux thèmes
suivants :
- Choix du matériel
- Réglage des outils
- Conditions optimales pour les travaux en fonction
du type de sol
- Intérêts économiques.
Les actions à entreprendre dans ce sens s'articulent
autour des axes suivants :
·
Renforcer les campagnes d'information des
agriculteurs sur les nouvelles mesures prises à l'échelle
nationale.
·
Elargir l'adhésion des agriculteurs à
Le secteur de la céréaliculture est caractérisé par
un sous financement apparent et les efforts consentis par le Ministère de
l’agriculture et Le crédit agricole pour relever son niveau demeure louable.
L’objectif, dans le cadre de ce programme, est d’atteindre le financement d’au
moins 30% de la superficie céréalière.
En ce qui concerne la mécanisation des travaux, en
raison des difficultés financières des agriculteurs, suite aux années de
sécheresse, les subventions et primes ne les ont pas assez incité pour un achat
accru de matériel de labour et de semis mécanique.
|
Campagne
agricole |
1999-2000 |
2000-2001 |
2001-2002 | |||
|
Nbre de
dossiers |
Montants
(DH) |
Nbre de
dossiers |
Montants
(DH) |
Nbre de
dossiers |
Montants
(DH) | |
|
Prime à
l’investissement |
13 |
235.250 |
6 |
105.000 |
4 |
80.000 |
|
Subventions |
99 |
2.161.500 |
14 |
145.637 |
19 |
175.900 |
Ce recul s’explique principalement par la succession
des années de sécheresse ayant eu des répercussions négatives sur la trésorerie
des agriculteurs ce qui ne les aurait pas encouragé à engager ce genre de
dépenses.
Pour le renforcement du parc des tracteurs et
l’amélioration de la qualité des travaux, il faudra à l'avenir encourager
davantage l’installation de jeunes promoteurs. Le Ministère devra, par ailleurs,
poursuivre ses efforts pour la réduction du prix du gasoil destiné à
l’agriculture, afin de rendre les prix de location du matériel agricole
abordable par les exploitants agricoles.
Revoir la nouvelle stratégie du
crédit agricole pour adapter le financement aux spécificités de la zone
(vocation élevage) pour augmenter le financement des céréales et en particulier
la culture d’orge.
II.2.5.
Organisation professionnelle
Les
organisations professionnelles présentées au niveau de la zone d’action
concernée par le programme de sécurisation de la production céréalière seront
approchées et sollicitées pour apporter leur contribution dans la réalisation
des objectifs du projet. Elles sont constituées essentiellement de coopératives
entreprenant diverses activités en liaison avec le domaine agricole.
Pour ce qui est du cas particulier de
F
L’élargissement de son champ d’intervention pour
intégrer l’approvisionnement en intrants, les prestations de services, et
l’encadrement ;
F
L’encouragement de la collecte du blé dur et de
l’orge à l’instar du blé tendre ;
F
Le
rapprochement des points de collecte relevant de
Deux types d'actions seront entreprises
:
·
Suivi des actions à entreprendre (sensibilisation,
formation, encadrement)
·
Indicateurs globaux des actions prévues dans le cadre
du programme
Nature de l'action |
Indicateurs de
suivi |
Fréquence |
Période |
|
Préparation du sol Période de semis Semences certifiées Fertilisation minérale Contrôle des mauvaises
herbes |
Sup.
travaillée Date de
semis Quantité
distribuée Quantités
distribuées Superficies
traitées |
Hebdomadaire " " " " |
Sep-Dec. Nov-
Dec. Oct
Dec. Sep-.Mars. Janv-.
Mars. |
NB : L’équipe
pluridisciplinaire devra être toujours opérationnelle et sera constituée par des
membres désignés. Cette équipe devra également comprendre tous les profils
souhaités.
Filières
de production animale
Introduction
L’ensemble des études effectuées dans la province de
Khouribga ; que ce soit thématique, stratégique ou socio économique a
montré que l’élevage, est la principale source de revenus des exploitants. La
pratique de l’élevage est le système de production le plus résistant. Il a pu
perdurer, même avec des changements climatiques et des sécheresses que la zone a
connus d’une manière répétitive depuis 1981. Certes, l’analyse de la
pluviométrie sur les 20 dernières années a marqué que deux années sur dix ;
sont déclarées
favorables.
Le système de production dans cette zone est basé
essentiellement sur l’élevage des
petits ruminants; notamment les ovins sur les plaines et les caprins dans les
zones accidentées ou dans les
versants des grands affluents des oueds Bourgreg ( Zamrayn, Od Grou…) et
Oum Rabia (Boubagra, Sid El Hafian, Boulajraf…); alors que l’élevage des bovins
que ce soit laitier ou à production
mixte est pratiqué dans les zones à PMH et à bour favorable (zone N° : II
telle est identifiée dans le document : Réflexion sur les assolements dans les
zones pluviales – bour- DPA de Khouribga Mars 2005). L’effectif traduit en terme
d’unité petit ruminant est de
821500 UPR dont 20% sont représentés par les
bovins.
L’exploitation dans la province de Khouribga de point
de vue gestion mène des activités diversifiées en parallèle, pour sécuriser la
trésorerie de l’exploitation. Le choix de ces activités dépendent plus de la
conjoncture du marché, de l’enclavement, de l’intégration des systèmes de
culture – élevage, et surtout du
climat : principal facteur qui détermine le sort de l’exploitation. Cette
stratégie menée par les agriculteurs de la province, n’est qu’une forme de
sécurisation de leur trésorerie
fragile et d’adoption des techniques appropriées à une agriculture à caractère
pluviale et conjoncturelle.
Cette situation, démontre que la gestion des stocks
des aliments (grossier/fourrages verts et du concentrés) du cheptel ne se fait
pas par catégorie d’animaux ni par espèces, et que la gestion des stocks et de
l’approvisionnement reste aussi conjoncturelle. Le bilan alimentaire est obtenu
à partir de la confrontation entre la part des contributions des unités
fourragères issues des différents
sources d’aliments produits ou approvisionnées (les parcours, la forêt, les
aliments concentrés, les fourrages verts, la paille et les sous produits de
l’agro industrie) et les besoins du cheptel traduit en UZ petit ruminant. Ainsi,
en année normale; le bilan enregistre un déficit estimé à environ 48 millions
UF, soit 27% des besoins globaux du cheptel. Ce déficit peut atteindre 70 % dans
les années déclarées sinistrées.
L’analyse des apports en unités fourragères montre
que la moitié de la production d’orge et la paille issue de la sole céréalière (
L’alimentation, est le facteur présentant le plus; de
poids dans le coût de la production, et pourtant les éleveurs de la zone ne
réservent pour la production de la biomasse végétale qu’une superficie de
Tableau des apports des aliments :
|
Aliments |
UF |
% |
|
Orge |
48.100.000 |
30.9 |
|
Paille d’origine des
céréales |
39.700.000 |
22.4 |
|
Cultures fourragères |
3.900.000 |
2.3 |
|
Jachère |
7.900.000 |
4.4 |
|
Inculte |
3.700.000 |
2 |
|
Forêt |
14.500.000 |
8.1 |
|
Parcours |
5.400.000 |
3 |
|
Aliments de sup.
(marché) |
48.100.000 |
26.9 |
|
Total |
178 300 000 |
100 |
La
filière production viande rouge :
Effectif
L’effectif des ovins, des caprins et des bovins
allaitants est respectivement de : 552000, 45700 et 91000 têtes. La taille
de UZ respective est de 1.95, 1.97 et de 1.93. De même, la structure de l’unité
zootechnique montre quelque soit l’espèce : les ventes s’effectuent aux âges suivants :
8-10 mois, de 18-24 mois et des
animaux de reproductions réformés. La productivité par UZ dans les élevages
encadrés marque une différence nette comparativement à ceux non encadrés. Cette
différence est distinguée chez les éleveurs de l’ANOC, ainsi la productivité
oscille entre 18-22 chez les éleveurs encadrés, contre 13-15Kg PV/UZO chez le
reste des éleveurs. Celles des caprins et des bovins allaitant sont
respectivement de 9-10 et 110-120 Kg PV/UZ.
Le calendrier
Le droit
de pâturage et la nature des parcours déterminent les types de calendrier
alimentaire par zone agro écologique. D’une manière générale, trois zones sont
identifiées celle du Nord, du sud et du centre. En effet, la forêt
(
Tableau 1. Calendrier
fourrager
|
|
Sep |
Oct |
No |
Déc |
Ja |
Fé |
M |
Avri |
Mai |
Juin |
Juill |
Août |
Espèces Concernées |
|
1)
Parcours collectif |
________________................ |
O+C+b | |||||||||||
|
2)
Parcours forestier |
________________................. |
O+C+b | |||||||||||
|
3)
Chaumes +
Paille |
_________________________________________ |
O+C+b | |||||||||||
|
4)
Inculte |
______________ |
O+C+B | |||||||||||
|
5)
Jachère |
______________ |
O+c+B | |||||||||||
|
6)
Orge |
________________............................................................ |
O+c+B | |||||||||||
|
7)
Aliments Concentrés |
________________............................................................ |
O+c+B | |||||||||||
|
8)
Cultures fourragères |
______________
______________ |
O+c+B | |||||||||||
|
|
_____
_________________________________ |
B
Laitier | |||||||||||
La lettre Majuscule indique la dominance
La lettre minuscule indique une faible
représentation
Conditions d'année normale
______________________
Conditions d'année sèche _ _ _ _ _ _ _ _ _
_ _ _ _ _
B = b : Bovins
C = c : Caprins
O = o : Ovins
Les paramètres de
production :
Le mode de reproduction détermine le mode des naissances dans les trois
systèmes de production de la zone (système pastoral, sylvo pastoral et
céréalier). Les géniteurs sont en permanence avec le troupeau, le ratio
reste inférieur (1/50) contre (1/40). Les éleveurs
choisissent leur géniteur en se basant sur les critères de conformation et de
reproduction, mais leur disponibilité à des prix encourageants auprès des
élevages encadrés par l’ANOC à l’échelle nationale, n’est pas à la portée des
éleveurs. Les géniteurs retenus par la commission de sélection, soit classés
super, premier ou deuxième
catégorie n’arrivent pas à couvrir les demandes formulées à l’avance. La
répartition des races ovines sur le territoire de la zone n’explique que le
prolongement des zones des élevages
de ces dernières. Ainsi, la race sardi est développée dans la partie sud (Od abdoun, Fokra, Od azzouz et Od
Brahim), la race timahdit est élevée dans la partie nord : zone accidentée
de la province ; et la race jaune de Beejaad, comme son nom l’indique elle
n’est développée au Maroc que dans son berceau, bien matérialisé et délimité. Le
centre de la province est le lieu de rencontre des trois races où on y retrouve
tous les types de croisements possibles.
Les naissances sont étalées sur toute l’année, on
distingue trois types de naissances ; celui de Déc-Janv (Bakri), Févr-Mars
(Ouasti) et celui de Juin – Juillet (El Mazzouzi). Le pic des naissances est
compris entre 75-85%; correspondant à la lutte de la période de Juillet – Août,
ce taux varie entre 15 à 20% pour les naissances de la période de Mars – Avril.
Alors que les naissances qui coïncident avec la période de moisson, sont compris
entre 5 -10 %. Les naissances du mois de Déc-Janv sont exposées au froid et à la
pénurie alimentaire, certains éleveurs préparent des fourrages pour cette
période, notamment l’orge déprimée pour les réserver aux mères ayant mis bas.
Quant au caprin, le pic de naissances est enregistré
en mois de d’Avril - Mars, la conduite des troupeaux est dans sa majorité des
cas traditionnelle, les troupeaux pâturent dans la parcours forestiers et le
long des versants des principaux oueds qui sillonnent le Nord de la province. Le
taux de mortalité chez les produits est de 13% contre 7% chez les ovins.
Les paramètres de production du cheptel caractérisant l’élevage de la province
demeure ceux des systèmes agropastoraux et sylvo pastoraux. La conception des
bâtiments et le niveau de technicité en matière de rationnement et de la santé
animale affectent significativement la productivité numérique et pondérale. Le
modèle qu’il faut adopter serait celui des éleveurs de l’ANOC. Ce modèle permet
aux éleveurs groupés d’organiser la filière et de défendre les intérêts des
éleveurs grâce aux efforts déployés et aux résultats de sélection obtenus et aux
transferts de technologie aux éleveurs de proximité. Surtout en matière
d’encadrement, du progrès génétique et de l’organisation des approvisionnements
et des ventes.
La commercialisation
La production des viandes rouges est assurée
principalement par les ovins, suivi des bovins et en troisième lieu le caprin.
Ce dernier commence à gagner les habitudes alimentaires, son goût devient de en
plus apprécié ceci est lié à la nature du régime diversifié alimentaire (parcours forestier). Les principaux
acteurs identifiés dans la province de Khouribga dans la chaîne de
commercialisation sont : les éleveurs, les intermédiaires, les bouchers et les consommateurs. Les bouchers s’approvisionnent
directement des éleveurs naisseurs/engraisseurs ou par le biais des
intermédiaires, Le prix de la viande chez les détaillants est fixé par les
autorités locales. Quant au prix au niveau des souks est déterminé en fonction
de la loi de l’offre et la demande instantanée, car la plupart des cas, on
assiste à une variation des prix selon la conjoncture journalière. La
négociation des prix est fonction de la circulation de l’information d’une
manière informelle, recoupée et triangulée sur place avec les éleveurs dans les
lieux de commercialisation. L’estimation des rendements et des poids des animaux
achetés se fait en dehors des bascules en se basant sur le savoir faire. Les
animaux sont achetés à l’unité, pour les bovins, à l’unité ou en lot pour les
petits ruminants. Les intermédiaires effectuent des transactions immédiates par
l’opération achat-vente sur place ou font jouer le rôle des courtiers moyennant
des commissions auprès des acheteurs.
Les principaux souks hebdomadaires
d’approvisionnement sont celui de Khouribga, Lagfaf, Oued Zem et
Beejad.
Aménagement des
parcours
Compte tenu de l’étendue des espaces pastoraux et de
leur état de dégradation avancé,
|
Nature de
l’opération |
Localisation |
Sup. (ha) |
Echancier physique et
financier |
Total | ||||||||||
|
2006 |
2007 |
2008 |
2009 |
2010 | ||||||||||
|
Phys |
Fina |
Phys |
Fina |
Phy |
Fina |
Phys |
Fina |
Phys |
Fina |
Phys |
Fina | |||
|
Plantation des
arbustes fourragers |
Périmètre pastoral
Gaada Lakbira CR Ouled Abdoune, Cercle de
Khouribga |
100 |
100 |
500.000 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
100 |
500.000 |
|
Périmètre Gouâara CR
Chougrane, Cercle de Bejaad |
200 |
200 |
1.000.000 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
200 |
1.000.000 | |
|
Périmètre Sidi
Naffati, CR Tachrafet, Cercle de Bejaad |
600 |
- |
- |
200 |
1.000.000 |
200 |
1.000.000 |
200 |
1.000.000 |
- |
- |
600 |
3.000.000 | |
|
Périmètre
sylvo-pastoral Aouid Alma |
800 |
100 |
500.000 |
200 |
1.000.000 |
200 |
1.000.000 |
200 |
1.000.000 |
100 |
500.000 |
800 |
4.000.000 | |
|
Périmètre Blad
Lahlassa, CR Fokra, Cercle de Khouribga |
600 |
- |
- |
100 |
500.000 |
200 |
1.000.000 |
200 |
1.000.000 |
100 |
500.000 |
600 |
3.000.000 | |
|
Terrains melk,
Province de Khouribga, CR de Od Abdoune, Od Fennane, Chougrane, Beni
Batao,Rouached |
500 |
100 |
500.000 |
100 |
500.000 |
100 |
500.000 |
100 |
500.000 |
100 |
500.000 |
500 |
2.500.000 | |
|
Total |
- |
2.800 |
500 |
2.500.000 |
600 |
3.000.000 |
700 |
3.500.000 |
700 |
3.500.000 |
300 |
1.500.000 |
2.800 |
14.000.000 |
La
filière laitière
Historique du secteur laitier dans la
province
Dans la zone de Khouribga, l’étude de la filière
laitière a débuté à partir des importations d’un effectif estimé à 1200 vaches laitières
importées, réparti en deux arrivages. Cette opération a commencé en 1995/96
suite à une campagne de sensibilisation des éleveurs du cercle de Beejad puis
étendue sur le reste de la province (journée de sensibilisation, des voyages des
acteurs pilotes à la zone de Kalâa Sraghna) ces campagnes ont été réalisées par
des intermédiaires revendeurs. A
partir de cette date et pour pouvoir bénéficier des vaches laitières avec des
facilités de paiement, les éleveurs doivent s’organiser en coopérative. Ainsi,
les premières coopératives qui ont été créées, sont la coopérative de Kaicher et
de Od Gouaouch en 1996, cette dernière sera dissoute et
donnera naissance à la coopérative laitière ouled Mâamer (CR Béni Zrantel) et
celle de Ennahda (CR de Béni Batao) en 1998. Car, la plupart des membres de ces
coopératives; sont ceux de la coopérative mère. Dans le cercle de Od Zem, les
coopératives Fénnania, Dakhla, Moustakbal et Ismalia sont de la même génération.
Quant au cercle de Khouribga, à cette époque une seule coopérative qui
représente le cercle; c’est celle de la commune rurale de Béni Ikhlef – Al
Omaria –
Les éleveurs au début de cette expérience, ont
rencontré certaines difficultés de conduite ; notamment liées au
rationnement, d’hygiène et de reproduction (difficulté de vêlage, saillie
fécondante/ nombre de saillies …). L’ignorance des éleveurs de l’exigence de cet
atelier d’une technicité
professionnelle, de la conception des bâtiments, de moyen et le remboursement
des échéances ont contribué à une part importante d’éleveurs ; d’abandonner à mi parcours l’élevage
laitier, ce explique la dissolution de certaines coopératives cas de la
coopérative de Ouled Gouaouch.
L’ensemble des coopératives laitières sont nées dans
les zones à PMH (Kaicher-Omaria-Ibrahimia) ou dans les zones à bour favorables
(cas des coopératives installées sur l’axe Od Zem- Rabat) ou les zones de la
proximité du périmètre d’irrigation de Fquih Ben Salah (Cas d’Ouled Azzouz).
Composition et production du
cheptel
Durant la période 1995-2000, la production laitière
par coopérative oscille entre les 600 et 1100 litre/jour/coopérative. Durant
cette période le nombre des coopératives était limité, la production laitière
livrée est passée d’environ d’un million
en 2001 à plus de 8 millions de litres/an en 2006. Cette augmentation est
due à la multiplication des coopératives, notamment à
De même, cette évolution de la production laitière
peut être expliquée d’une part par l’importance du croisement d’absorption du
cheptel local à partir du cheptel laitier importé ou acquis auprès des
pépiniériste du Fquih Ben Salah, zone limitrophe à la province et d’autres part,
le passage d’une conduite traditionnelle à une conduite semi intensive.
Approximativement, la composition du
cheptel est améliorée à 30 %, alors que les 70% du cheptel sont nés et
élevés dans les conditions locales
à travers le croisement par absorption depuis 1995. La productivité est
de
Effectif du cheptel :
Amélioration génétique
Après la réouverture des frontières à l’importation
de génisses pleines, les éleveurs ont acquis depuis 2005 242 génisses de races
pures. Egalement, l’année
Alimentation :
La vache laitière dans la province de Khouribga est
conduite selon deux modes de
productions différents : dans les zones à petites et moyennes hydrauliques,
l’alimentation de base est composée de fourrage vert (luzerne, orge déprimée,
paille). La complémentation est couverte par l’orge produit localement, alors
que les autres aliments concentrés sont approvisionnés du marché. La même
conduite est distinguée dans les zones bours favorables, sauf l’alimentation de
base, elle est assurée par la jachère, les foins de luzerne achetés et la paille
ou les foins issus des terrains mis en jachère (à base de crucifères).
Santé animale :
La santé animale est suivie par le service
vétérinaire surtout les maladies réputées légalement contagieuses et les à
grande incidence économique. L’intervention sur le terrain est assurée par les vétérinaires privés installés dans
la province de khouribga, sous forme de consultation ou par convention établie
entre la coopérative et le médecin vétérinaire. Les principales maladies
communément rencontrées dans le secteur laitier sont d’ordre d’hygiène, de
reproduction et de dysfonctionnement du métabolisme alimentaire lors des changements des régimes alimentaires
suites a des pénuries ou à des formulations non raisonnées.
|
L |
La
filière oléicole
L’arboriculture fruitière couvre
environ
|
Variété |
Superficie | |
|
En
Ha |
% | |
|
-
Picholine marocaine -
Ménara -
Haouzia -
Dahbia |
7763 0.5 0.5 20 |
99.73 0.01 0.01 0.26 |
|
Total |
7784 |
100.00 |
Les plantations fruitières notamment
celles de l’olivier ont connu un accroissement considérable suite à
l’intervention du ministère en matière de distributions gratuites des
plants fruitiers (depuis 1987-88),
l’instauration de la prime à l’investissement pour la création de nouvelles
plantations d’olivier (depuis juin
1999) et le programme de défense et restauration des sols reposé sur la
confection de banquettes plantées par l’olivier. De même la région de Chaouia
Ouardigha a distribué 33.000 plants d’oliviers au profit des agriculteurs de la
province de Khouribga.
Les plantations oléicoles sont
localisées principalement dans environ 58 sites aussi bien en irriguée dans le
périmètre à PMH le long des oueds
et à pompage individuel (soit 52% de la sole oléicole) qu’en bour dans la zone
DRS et les vallées (soit 48% de la sole oléicole). Aussi ces plantations sont
installées avec des cultures intercalaires surtout dans le premier mode de
conduite (irrigué) où les agriculteurs accordent plus d’intérêt aux cultures
intercalaires et s’intéressent peu à la pratique des techniques culturales de l’olivier.
En effet, ces techniques se limitent à la confection des cuvettes pour
l’irrigation, l’apport du fumier dans certains vergers, les traitements
phytosanitaires très réduites, la
taille est rudimentaire et la récolte s’effectue principalement d’une manière
traditionnel.
Actuellement les oliveraies en
pleine production représentent 52% de la superficie oléicole alors que les
jeunes et les vieilles plantations sont respectivement de l’ordre de 45,9% et
1,1% de la superficie oléicole. Leur production annuelle est en augmentation
d’une année à une autre suite à l’extension des plantations mais elle connaît
une importante diminution saisonnière due au phénomène de l’alternance
caractérisant l’olivier.
En effet, les rendements moyens des
plantations en pleine production ne représentent que 42,5 % en bour et 38,7 % en
irrigué des rendements théoriques obtenus au niveau des stations expérimentales
(voir tableau ci-dessous). Les résultats montrent que le secteur oléicole dans
la province mérite plus d’efforts en matière d’encadrement et de suivi pour
l’améliorer
En ce qui concerne la destination de
la production oléicole, une grande partie (soit 80%) est transformée en huile au
niveau de 46 maâsra traditionnels et 2 unités modernes de trituration qui
assurent la trituration de 7000T d’olives par an. Cependant, le reste de
production est destinée à l’autoconsommation et la conserverie à part égale. En
plus de la production locale ces unités de trituration s’approvisionnent aussi
des régions de Fquih Ben Saleh, Beni Mellal et de khénifra. La qualité des
huiles produites est très hétérogène et varie selon les conditions de récolte,
de stockage et de trituration des olives.
|
Superficie et production oléicole jusqu’à fin
décembre 2006 | |||||||||
|
Mode de
conduite |
Bour |
Irrigué |
| ||||||
|
Pyramide
des âges |
Jeune
plantation |
Pleine production |
Vieille plantation |
Total (1) |
Jeune |
Pleine |
Vieille |
Total (2) |
Total (1)+(2) |
|
< à 7
ans |
7-50
ans |
> à 50
ans |
< à 7
ans |
7- 50
ans |
>à 50
ans | ||||
|
Superficie
en (ha) |
1610 |
2100 |
35 |
3745 |
1964 |
2023 |
53 |
4040 |
7785 |
|
Nombre
d’arbre |
195620 |
257400 |
4340 |
457620 |
272900 |
261840 |
6360 |
508200 |
998520 |
|
Production
(Tonne) |
0 |
3580 |
17 |
3597 |
350 |
4700 |
25 |
5075 |
8670 |
|
Rendement
(en T/Ha) A* |
0,0 |
1,7 |
0,5 |
1,0 |
0,2 |
2,3 |
0,5 |
1,3 |
1,2 |
|
Rendement
théorique (en T/Ha) B* |
- |
4,0 |
- |
|
- |
6,0 |
- |
|
- |
|
A* / B*
(%) |
- |
42,5 |
- |
- |
- |
38,7 |
- |
- |
- |
En fait, le marché international des
matières grasses est sous une triple influence, celle du passé (tradition),
celle du présent (dimension économique) et celle de l’avenir (qualité de vie,
valeur « santé »). D’ailleurs l’oléiculteur doit comprendre que ce
qu’il produit aujourd’hui est en placement de « santé » pour demain.
La situation de la filière oléicole
au niveau national et international parait porteuse ainsi qu’au niveau de la
province de Khouribga mais il existe les défaillances
suivantes:
-
La plus part des sols de la
province, sont squelettiques et en pente alors que les zones à sols
profonds se trouvent sur un couloir à risque climatique pour l’olivier (grêle,
gelée et chergui).
-
Faible maîtrise des itinéraires
techniques ce qui se traduit par un faible niveau de
rendement.
-
Manque d’organisation des
producteurs notamment les oléiculteurs ce qui ne permet pas de tirer le maximum de profit en
matière de valorisation et de commercialisation de la
production.
Les actions à entreprendre pour
relancer la filière oléicole seront axées sur :
Extension des
plantations :
Suite à l’étude « réflexion sur l’assolement
optimisé dans la province de Khouribga » effectuée en mars 2005, la filière
oléicole pourrait s’étendre sur une superficie de 17500 has à travers les trois
zones homogènes suivantes :
Zone sylvo-pastorale (Zone (1)
)
Sur une superficie de 11 000 Has dans la zone du
DRS fruitière : Au niveau de dépressions qui contournent des sols plus
profonds résultés de l’érosion (cas des CR B.Batao, Rouached et Chougrane), des
versants nord où le départ des sols favorise une désertification menaçante et où
l’accidentellement du terrain expose les sols à l’érosion hydrique dont la
gravité dépend de la pente et des cultures pratiquées (cas des CR qui coiffent
la province du côté nord ouest au sud )
Zone de céréaliculture (Zone (2)
)
Sur une superficie de
Zone agro-pastorale (Zone (3)
)
Sur une superficie de
Intensification des vergers
existants
Cet axe ne peut se faire qu’en partenariat avec le
secteur organisé et dans des sites pilotes. Il vise l’encadrement de proximité
et par conséquent une amélioration
de la productivité notamment pour les techniques d’irrigation et de
conduite.
Valorisation de la production et organisation de la
profession
Pour une meilleure intégration de la filière oléicole
l’organisation de la profession s’avère indispensable afin d’améliorer le
système de collecte des olives, mais aussi la mise à niveau des unités
industrielles et traditionnelles de transformation.
Développement de la filière oléicole et sa mise en
œuvre
Après avoir analysé la situation actuelle de la
filière oléicole, un programme prévisionnel oléicole à moyen terme a été élaboré
et vise à optimiser l’assolement et améliorer la production oléicole
quantitativement et qualitativement dans un cadre de partenariat avec les
oléiculteurs et les industriels du secteur oléicole (voir tableau ci-dessous).
Dans ce sens le programme prévoit :
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
2006-2007 |
2007-2008 |
2008-2009 |
2009-2010 |
Total | |||||
|
CT |
Bour |
irrigué |
Bour |
irrigué |
Bour |
irrigué |
Bour |
irrigué |
Bour |
irrigué |
|
17 01 |
40 |
70 |
40 |
90 |
40 |
100 |
50 |
130 |
170 |
390 |
|
17 02 |
75 |
175 |
175 |
175 |
200 |
200 |
200 |
300 |
650 |
850 |
|
17 03 |
450 |
100 |
500 |
100 |
550 |
100 |
650 |
100 |
2150 |
400 |
|
Total |
565 |
345 |
715 |
365 |
790 |
400 |
900 |
530 |
2970 |
1640 |
|
Total A*+B* |
910 |
1
080 |
1
190 |
1
430 |
4
610 | |||||
·
L’extension des plantations oléicole sur superficie
de 4610 Has en 4 ans
·
L’intensification des vergers existants par
l’encadrement de proximité afin d’atteindre un rendement de 4T/Ha en bour et
6T/Ha en irrigué.
·
La
valorisation de la production oléicole par à travers la mise en œuvre des
actions et mesures suivantes :
o
Le
respect des techniques adéquates de cueillette
o
La
sensibilisation des agriculteurs et des industriels pour établir des relations
contractuelles, en matière de récolte, de collecte et d’approvisionnement en
olives, entre producteurs et industriels en vue d’arrêter les modalités
pratiques pour permettre une intégration de la
filière.
o
La
modernisation des Mâasras.